Apparemment, il en faudra plus pour que le soir, avant de m’endormir, je ne repense pas à notre rencontre. Ce soir où tout a changé. Des rencontres, il y en avait eu avant toi, il y en aura après. Des belles rencontres, aussi, des souvenirs plus beaux peut être. Mais des rencontres qui nous marquent aussi profondément, je ne sais pas. Il pleuvait des cordes, nos vêtements étaient imbibés d’eau, j’avais froid, c’était en décembre. Je regardais les gens autour de moi se plaindre entre eux, mais dans leur regard, tous avaient cette lueur d’excitation: dans quelques minutes, les portes de la salle de concert ouvraient. Les portes du monde merveilleux d’AaRON allaient s’ouvrir, nous sauver du froid, de la pluie, et du vent. Je n’ai pas eu besoin d’attendre quelques minutes de plus pour qu’un monde magique, fantastique, s’ouvre à moi. Il m’a suffit de te voir. Pour la première fois. J’aurais pu me retourner, et oublier ton visage, mais non, sans le savoir, j’avais attaché mon cœur autour du tien, par ce simple regard. Tu as levé les yeux: ça y était. Comme dirait Shakespeare: “When I saw you I fell in love, and you smiled because you knew.”
Et puis, tout s’est enchaîné. Un concert splendide, des regards, des sourires, quelques mots, une balade dans la rue, des mots, toujours des mots. Des points communs, et puis des rires. Sans se connaître, on partageait déjà tout. Peut être parce qu’au fond, on se connaissait depuis toujours, mais on avait oublié. Et puis, des silence. Une rue déserte, des lampadaires, la nuit noire. Je me rappelle, la pluie lissait la surface de la route, elle dégoulinait dans nos cheveux glissait sur nos peaux, et se logeait dans nos vêtements. Je me rappelle, d’un regard si long, trop long, de tes yeux qui se rapprochaient dangereusement, et puis… Quelques mois inoubliables. Main dans la main. Mais quelques mois plus tard, ce n’est plus une simple pluie qui dégouline sur ma peau: cette pluie là fait aussi rougir mes yeux, me vide de toute force, me ronge.
Et puis, tout s’est enchaîné. Un concert splendide, des regards, des sourires, quelques mots, une balade dans la rue, des mots, toujours des mots. Des points communs, et puis des rires. Sans se connaître, on partageait déjà tout. Peut être parce qu’au fond, on se connaissait depuis toujours, mais on avait oublié. Et puis, des silence. Une rue déserte, des lampadaires, la nuit noire. Je me rappelle, la pluie lissait la surface de la route, elle dégoulinait dans nos cheveux glissait sur nos peaux, et se logeait dans nos vêtements. Je me rappelle, d’un regard si long, trop long, de tes yeux qui se rapprochaient dangereusement, et puis… Quelques mois inoubliables. Main dans la main. Mais quelques mois plus tard, ce n’est plus une simple pluie qui dégouline sur ma peau: cette pluie là fait aussi rougir mes yeux, me vide de toute force, me ronge.
— J to S. I’m still loving you. It feels like i will never stop.